l’X-One, le meilleur secours actuel ?

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Parachute X-ONE X-One  Parachute de secours Parapente Formation au pliage
Quelques infos sur ci qui est probablement le meilleur secours actuel : C’est actuellement le secours le plus stable et les matériaux utilisés en font l’un des plus léger du marché.

Sur cette nouvelle version, inspirée du CROSS, nous avons largement modifié et amélioré les diverses techniques utilisées pour vous proposer aujourd’hui l’ X-One. Le poids de l’X-One a été revu à la baisse et le pliage est maintenant l’équivalent d’un secours hémisphérique. De nouvelles techniques de conception, nous ont permis de faire évoluer les trois caractéristiques essentielles d’un très bon secours.
  • Un temps d’ouverture optimisé.
  • Un taux de chute encore amélioré.
  • Une stabilité pendulaire inégalée.
Il est produit avec les matériaux références : Cousin Trestec pour les suspentes et UTT pour le tissu. Non seulement tous les matériaux utilisés sont Européens, mais la fabrication est elle aussi issue de la CEE. Les techniques de découpe et d’assemblage les plus modernes vous garantissent un produit de très haute qualité et une qualité constante même après plusieurs années de stockage ou d’utilisation .
  • Méthode de pliage très simplifiée.
  • Volume réduit après pliage.
  • Pod : suspentes séparées du secours (minimise la possibilité que les suspentes ne fassent des boucles).
  • Matériaux de très haute qualité :Dyneema et tissus 27 gr/m.
  • Temps d’ouverture extrêmement rapide, même en conditions défavorable ou extrême (la forme carrée et principalement les angles provoquent un écopage optimisé)
 
ci-dessous les Infos techniques S M L

AIRCROSS U-Cruise

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U CRUISE

Qualité, confort et performances!

Nous attendions avec impatience et curiosité cette très belle aile. De conception Paul Amiell pour AirCross, nous avions déjà testé l’U-Fly 2 (B ludique) et le biplace Double-U. On passe à la vitesse supérieure avec cette U-Cruise en B sport…

Eh bien pour le moment, que des réussites !

 
Le marché des ailes EN B comporte une variété impressionnante de machines, couvrant une très large palette de profils d’utilisateurs. Avec l’U-Cruise, le team AirCross souhaitait développer une aile de hautes performances dans la catégorie, capable d’accompagner les pilotes déjà chevronnés dans leurs ambitions de cross. Le road-book visait donc à créer une aile maniable dotée de bons rendements en thermique, amortie et tolérante, armée d’un bon floating, stable et solide pour aborder confortablement la navigation à haute vitesse.
Paul Amiell développe longuement l’aile puis novembre 2015, Konrad Görg, ancien pilote de coupe du Monde et manager de la marque, part à Quixada. Bilan ? 15 jours de tests, 1 600 km parcourus, trois vols à plus de 300 km dont une journée stoppée à 370 km en raison d’une zone de vol réglementée.
Quelques derniers ajustements début 2016 bouclent le programme.
L’U-Cruise arrive donc sur le marché des ailes type « B sport » en 3 tailles homologuées S-M-L, couvrant un PTV de 60 à 115 kg. Une taille XL (PTV 105/130 kg) est en cours d’homologation.
Conditions d’essai:
Août 2016, nombreux vols-tests dans le massif du Chablais, répartis sur 3 semaines. Toutes conditions thermiques, du noyau teigneux en face Est du Roc d’Enfer, jusqu’aux soarings du soir en combes Nord dans les «secret-spots» du secteur.

Conception, design, structure et matériaux

L’U-Cruise M testée pèse 5,8 kg. Normal pour une aile qui vise la durabilité et une absolue tenue structurelle dans le temps, conçue pour engloutir des centaines d’heures de vols et de kilomètres. Au premier contact, c’est l’important grammage des tissus qui s’impose extrados en Porcher Sport 38 g/m² et Dominico 35 g/m², intrados en Dominico 35, profils et diagonales en Dominico 35 et Porcher 32, la U-Cruise ne sera vraiment pas une aile de type «consommable» !
RÉCAPITULATIF DES MESURES ET COMPORTEMENTS

 Modèle et taille testée :

AirCross U-Cruise M PTV pilote :test effectué à PTV de 95 à 98 kg, pour PTV homologation 75-100 kg.

Efforts en virage :

Fermes assez rapidement puis progressifs. RAS pour la catégorie si ce n’est un vrai gros point dur sécurisant en basses vitesses. Indécrochable !

Pilotage accélérateur :

Effort médian classique. Enclenchement aisé, prise de vitesse claire puis grande stabilité en navigation, peu de rebonds dans la turbulence. Pilotage accélérateur facile, efficace, peu énergivore. Grosse solidité dans la turbulence, pilotage
« aux C » inutile, actions commandes classiques à privilégier.

Inversions de virage :

Un peu d’inertie sur les inversions aux faibles angles, gommée au fil de la prise d’énergie… Aux grands angles, l’U-Cruise développe beaucoup de puissance qu’il faut savoir maîtriser !

Comportement en spirale :

Légère neutralité spirale.

Roulis :

Niet. Si l’U-Cruise offre une bonne capacité de transmission des infos par les bouts d’aile, la voile ne subit jamais la masse d’air en partant en oppositions/roulis

Lacet :

Pas de lacet parasite. Toutefois, on peut générer de petits mouvements à plat pour optimiser/jouer en thermique.

Comportement tangage :

Le shark-nose imposant participe certainement à générer efficacement une énorme stabilité sur l’axe de tangage ! Si l’aile entraîne bien vers l’avant, pas de pitchs incessants à temporiser en prospection ou en vol accéléré. Le comportement sur l’axe rend le vol simplement confortable !

Commentaire accessibilité :

B high. Même si l’aile est amortie, réellement sage en navigation-thermique-turbulences-vol accéléré et saine en fermeture, les performances et l’énergie dégagée destinent l’U-Cruise à des pratiquants aguerris, assez ambitieux,
capables de maîtriser et d’exploiter le potentiel de la machine.

Mesures :

Relevées au PTV maxi 98 kg, charge alaire 3,74 kg/m².
Sellette style cocon race. Instruments Flytec 6030 couplé sonde + GPS Garmin.

Taux de chute mini :

1,1 m/s.

Vitesses et finesses :

Bras hauts, 41 km/h +/-0.5, finesse 10,15.

Accélérateur à 50 % :

46 km/h +/-1, finesse 8,9.

Accélérateur à 100 % :

53 km/h +/-1, finesse toujours oscillant autour de 8.

Shark-nose:

Le shark-nose est très impressionnant avec un ancrage des A reculé à l’extrême, d’où gros travail de rigidification du bord d’attaque avec de longs joncs.
Ouvertures minimalistes, allongement de 5,6 racé et 65 cellules – dont 12 closes typent clairement l’U-Cruise en haut de catégorie. Le travail général de conception et de voilerie est au top de la qualité. Sous tension en vol, confirmation, l’état de surface général est parfait.
Suspentage très optimisé en 2 étages seulement sur les lignes A, B, C3 (avec 3 étages sur les C centraux). Suspentes basses gainées, étage supérieur non gainé. Côté élévateurs fins, très bonne facture, RAS, dotés de poulies Harken, belles poignées confortables.
Notons un jonc cerclant le stabilo, joli technologiquement et raffiné mais qui demandera du soin au pliage.

Décollage

Avec un cône gainé aussi minimaliste, le démêlage et la mise en œuvre sont ultra-simples. Le poids de l’aile et les entrées d’air fines génèrent une mise en pression très progressive. Même si on peut récupérer-placer l’U-Cruise en jeux d’élévateurs face-voile, le poids et l’amortissement de l’aile rendent le placement pilote fondamental dans les phases de gonflage pour gérer la légère inertie. Rien ne sert de « claquer » la voile.
La structure nécessite simplement un accompagnement aux élévateurs sur toute la montée. Vent nul, une bonne disposition à plat sera opportune.
Par vent fort, cette petite mollesse au gonflage devient clairement une force. L’aile monte vraiment graduellement, sans jamais arracher. Une faible temporisation sera tout juste nécessaire pour arrêter le pitch au besoin.

Pilotage, repères

Visuellement, l’U-Cruise paraît hyper tendue et homogène. Les premiers touchers de voile
transcrivent logiquement des sensations de solidité, de stabilité, une très forte cohésion générale et un amortissement mesuré sur tous les axes. L’action commande transmet cet équilibre global et requiert un effort dès le point de contact. Notez bien, l’aile est ferme certes, mais pas trop physique sur la course efficiente de pilotage (jusqu’aux côtes). En revanche, les basses vitesses sont ultra-sécurisées par l’effort considérable à maintenir : très difficile de générer des départs en négatif et en tout cas, impossible d’aborder cette phase involontairement. De plus, au-delà de l’effort à fournir, l’U-Cruise paraît littéralement indécrochable… Il faut un tour de frein et pomper dynamiquement pour faire flancher le profil.
Une aile très structurée… 65 cellules pour un allongement de 5,6 en font l’aile la plus cloisonnée de sa catégorie. Résultat : surface lissée au maximum et tenue structurelle irréprochable.

Vol thermique… Prospection, placements, maniabilité et rendements

Excellente glisse bras hauts à plus de 40 km/h. Pas de tangage ou de roulis parasite, même en conditions « pepsi ». Concrètement, les bouts d’ailes transmettent juste ce qu’il faut d’informations pour accompagner la machine sur l’axe.
L’homogénéité, la stabilité et l’amortissement bien dosé permettent une navigation claire et douce avant d’aborder le thermique. Les actions sellettes sont efficaces pour déclencher puis accompagner le virage. Le pilotage optimal se découvre intuitivement, en haut de débattement.
L’effort y est acceptable pour une bonne maniabilité, la gestuelle s’apprivoise facilement en très peu de temps et l’U-Cruise dévoile alors son potentiel de précision dans les jeux thermiques.
La voile reste toujours hyper monobloc, emmène assez naturellement vers l’ascendance et se place par un simple accompagnement à la commande. Même s’il est possible de freiner profondément la machine, inutile de chercher à cintrer le cœur des thermiques en ralentissant. Une citation que j’aime bien, comme nous le répétait Gérard Bosson, un de nos pionniers vénérés : « Laissez voler votre aile ! Elle vole naturellement mieux que vous. Vous devez juste l’écouter et l’accompagner ». Parfait axiome pour l’U-Cruise… Laisser la machine se placer, recentrer les rayons ou élargir en déports sellette permet de naviguer efficacement dans les thermiques. Hyper amortie en tangage, ses capacités de glisse et de rebond sont excellentes. En conséquence, le floating, la rigidité, la robustesse et la puissance dégagée permettent d’évoluer vraiment très confortablement dans les conditions les plus hostiles.
En résumé, un pilotage thermique facile, très accessible, économe, pour des rendements clairement dignes de beaucoup d’ailes de rang supérieur.

Navigation

L’U-Cruise est très homogène, se déforme peu structurellement. L’aile entraîne toujours en bloc, reste verrouillée en tangage et rebondit ainsi très bien en navigation. Donc très efficace en appuis dynamiques au relief, relâchée ou accélérée. La précieuse robustesse génère un léger effort d’enclenchement de l’accélérateur. Pour autant, la pression au barreau reste médiane sur toute la course. C’est du « on/off »… L”aile prend sa vitesse, transperce la masse d’air et se pilote très bien à l’accélérateur.
Petite particularité, si le pilotage aux élévateurs C reste possible, il génère une vraie compression de l’aile dans la corde et il est véritablement physique. Le pilotage à hautes vitesses est plus confortable en gérant classiquement l’accélérateur au pied et par des actions de temporisations freinages classiques. Le plané, quant à lui, est vraiment au top de la catégorie. Pour être clair, l’U-Cruise a certainement l’une des polaires les plus performantes des EN B.
Il est donc quasiment toujours rentable de se déplacer au premier barreau à 45-46 km/h. Vous devrez juste apprendre à « décoder » les informations normales et très prévenantes du profil.
Côté fermetures accéléré… L’aile paraît indestructible à tous régimes et la solidité permet réellement d’avancer sereinement dans le gros temps.

Manœuvres

Pour un tel niveau de performances, l’accessibilité de l’U-Cruise est surprenante. Toutefois, l’énergie dégagée en rotations ou aux grands angles est vraiment digne d’ailes du rang supérieur. En fermetures asymétriques provoquées – et subies en conditions inhabituelles, ultra méchantes -, la puissance de l’aile n’autorise pas de grand retard.
Les oreilles, possibles et efficaces, permettent aussi en vol accéléré de gérer des approches en terrains et vents scabreux.

Conclusions

Loin des produits hyper-marketés, l’U-Cruise est un « vrai » parapente, développé par des pilotes, pour des pilotes. Une aile au gros potentiel, hyper performante et saine, solide structurellement, facile, agréable et maniable en thermique, efficace en navigation.
Elle peut couvrir une très large plage de progression : des pilotes qui abordent sérieusement le cross jusqu’aux grandes expéditions type Quixada. De plus, une aile carrément durable, faite pour voler.

Pour qui ?

Pilotes déjà expérimentés, crossmen qui cherchent une aile équilibrée : racée mais amortie,
maniable mais peu exigeante en pilotage thermique, hyper solide en turbulences, au top des performances de la catégorie.
Pilotes très réguliers s’orientant vers un produit durable et robuste, capable d’affronter des centaines d’heures de vol sans broncher.

Les plus

  • Conception robuste, choix de matériaux durables, excellente qualité de fabrication (eten plus, 4 ans d’assurance gratuite incluse !)
  • Homogénéité, amortissement général, capacité d’absorption de la turbulence, solidité en vol
  • Particulièrement confortable et efficace de comportements sur l’axe de tangage !
  • Bon floating pour la catégorie, bonne maniabilité en hauts de débattements, rendements
  • thermiques, plané accéléré.

Les moins ?

  • Le poids structurel destine la machine à une utilisation classique, loin des tendances « hike and fly »
  • L’effort à la commande en basses vitesses est vraiment important (mais sera salvateur pour les pilotes en progression et/ou bûcherons peu sensibles aux informations transmises par la voile).
Prix public 3990€ / tailles Demander l’avis de BERMO et tous les AVANTAGES

446 km avec la “U Cruise” EN B de chez UCROSS au Brésil

Ecrit par Bermo sur . Publié dans AIles cross, Parapente news

konrad-446

Konrad a volé 446km avec la U Cruise EN B au Brésil le 1er novembre 2016 !

C`est le plus grand vol jusqu`à aujourd`hui avec une voile EN B. En même temps il avait déclaré le goal de 425km, le record mondial a été envoyé à la FAI. La voile U Cruise avait été présenté à la Coupe Icare il y a que deux mois. Si vous voulez commander des voiles démos, n` hésitez pas me contacter. Prix public 3900€ / tailles S M L XL Demander l’avis de BERMO et tous les AVANTAGES
   

Record du monde pour Nicole et sa King !

Ecrit par Bermo sur . Publié dans Parapente news

Nicole Fedele
Hé bien voilà, il n’a pas fallu longtemps pour que Nicole Fedele atteigne son but aux commandes de sa King TRIPLE SEVEN toute neuve. Après simplement deux vols d’essai en Italie, elle débarque au Brésil où elle devient immédiatement la première femme au monde à avoir volé plus de 400 km en parapente. En attendant plus d’informations sur le déroulement de son vol qui constitue le record du monde féminin, vous avez accès à sa trace ICI. lire la suite…

1600 km en deux semaines et trois vols de plus de 300 km!

Ecrit par Bermo sur . Publié dans Parapente news, Uncategorized

aircross-Usport2-b
Quixada, au Brésil Konrad Görg,
propriétaire de Aircross www.aircross.eu et Kontest parapente service www.kontest.eu
a totalisé en 2 semaines plus de 1600 km dont 3 vols de plus de 300 km. Le vol le plus long avec 370 km sous sa “U-sport 2” a été interrompu en raison de l’espace aérien TMA Teresina.
Je veux y aller moi aussi…avec une U-SPORT2 AIRCROSS
Retrouver toute la gamme AIRCROSS ICI !

LE MAGAZINE NUMÉRIQUE DU PARAPENTE ET DU PARAMOTEUR.

Ecrit par Bermo sur . Publié dans Parapente news

VOLER

COUPE ICARE 2015

NOUVEAU MATOS

NOUVELLES VOILES

la belle saison du parapente et du paramoteur se termine en fête, avec le salon de la coupe Icare dont voici quelques nouveautés intéressantes.

LE MAGAZINE DE PARAPENTE ET DE PARAMOTEUR, LIBRE D‘ACCÈS, GRATUIT ET EN ILLIMITÉE… SUR LE WEB, SUR IPHONE/IPAD, SUR TÉLÉPHONE ET TABLETTE ANDROID



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LE PARAPENTISTE A SES SAISONS QUE LA SAISON IGNORE

Ecrit par Bermo sur . Publié dans Parapente news, philosophie

Mois Le risque-tout L’optimiste Le pessimiste Le timoré
Janvier C’est le mois où je m’éclate en dynamique dans des vents d’enfer, et les pétards qu’il y a sont bien secs ! Il y a toujours moyen de trouver un site bien exposé pour du soaring, et même du vol thermique sur un site sud bien ensoleillé. Quand il y a du vent, c’est de la bise et c’est trop fort pour voler, ou alors le temps est complètement bouché. Il fait très froid :on risque les engelures, et puis les décos enneigés me font craindre la glissade dans le trou.
Février Alors là, ça commence à me plaire : pétards secs mais qui te montent de 500m d’un coup… évidemment, ça fermotte un peu… Les contrastes herbe sous le décollage/neige derrière sont très favorables au vols thermiques. Février, c’est au bas mot 10 jours de chutes de neige, et quand ça fond, c’est mouillé partout. Ca y est, il y a déjà de nouveau des brises fortes et puis alors les thermiques font n’importe quoi.
Mars C’est le bout du tunnel : on peut commencer à zoner partout et puis il faut profiter du fait que les pécores ne sont pas là à regarder pousser l’herbe pour se vacher n’importe où. Très belles journées de vol thermique alternent avec des beaux dynamiques d’ouest. En plus, apparition des premières restitutions ! Les giboulées… ça vous dit quelque chose ? Et puis dès qu’on monte un petit peu, ça caille un maximum. Le vent n’arrête pas de tourner d’une journée à l’autre : j’ai toujours peur de décoller d’un site sous le vent météo.
Avril Alors là mon gars, tu ne me vois que deux fois dans la journée : juste avant le vol et longtemps après, vu la longueur de la récup’. C’est le mois des premiers vols thermo-dynamiques véritables, qui permettent de tenir l’après-midi en l’air. 15 jours de pluie, 15 jours de bise, le tableau d’avril est tout tracé. Il y a des fois, en avril, je n’arrive pas à redescendre sans les oreilles, manoeuvre qui me fait frémir rien que d’y penser.
Mai Deux bons vols dans une journée : un aller-retour de 20 bornes mini, suivi d’une restitution avec repose au déco en pleine nuit. Les thermiques deviennent amples, autant en dimension horizontale que verticale, en plus les débutants volent en thermique de restitution. C’est la feuille qui fait son apparition, le thermique se ramollit, en plus on vous dit que la bise, c’est 3, 6 ou 9 jours sans voler… Même en restitution, je commence à ne plus pouvoir descendre : je n’ose plus décoller avant le soleil couchant.
Juin Le vol sous et dans les nuages, ça me connaît ! Bien sûr, des fois on se fait un peu peur, mais ça passe toujours avec la baraka que j’ai habituellement. La restitution devient carrément délirante, c’est normal ce sont les jours les plus longs de l’année : difficile de trouver le sommeil quand on se pose à 22heures. Au menu : choux-fleurs en pagaille, tonnerre et humidité le soir après l’averse… Moi qui crains les nuages après tout ce qu’on entend sur les décollages, c’est le mois où je fais le plus de navettes aux autres.
Juillet Des plafonds qui nécessitent presque l’oxygène, je fais la nique aux deltas en leur faisant l’intérieur dans les noyaux. Chaque jour, c’est soit des conditions thermiques excellentes, soit une super restitution si la journée a été trop stable. Les orages, encore et toujours les orages… La brise décoiffe sur les décos, je ne sors plus ma voile de son sac avec des conditions aussi dantesques.
Août Décollage à 9 heures, posé à 21 heures, tant pis si on saute un repas dans la foulée: j’ai toujours une demi-orange dans mon sac. Les journées offrent une variété extraordinaire de vols, entre celui du matin et la restitution du soir. Une chaleur à crever sur les décollages, les élèves sous le coup d’une insolation qui gerbent dans la navette ou tombent dans les pommes. Plus moyen de trouver un site sans soleil et sans thermique en cette saison. Je me protège du soleil sous mon bob “Ricard”.
Septembre Là, j’adore : on rase le relief pour récolter les thermiques le long du caillou, on se fait secouer tout près du relief, c’est vachement excitant ! Le thermique est suffisamment calme pour que même les moins aguerris en profitent en plein milieu de journée. Y a plus rien comme brise ! En plus, revoilà la mousson. Les pluies succèdent aux intempéries… Les nuages reviennent en force : mes connaissances théoriques sans cesse révisées me font reconnaître les bons des mauvais, mais j’ai toujours un doute.
Octobre On fonce dès qu’une feuille bouge, on la vise et dès que ça bipe, on enroule serré à faire péter les commandes, quitte à finir en vrille à plat : les arbres sont là pour nous accueillir. Il y a encore moyen de voler en soaring dans des brises qui sont à cette saison très douces et régulières. Les barrages se remplissent et je me demande si je n’aurais pas mieux fait de choisir un sport en salle. Il reste encore quelques noyaux thermiques, et il faut toujours que ça tombe sur moi : je me fais encore des frayeurs en m’imaginant enroulé dans ma voile après une abattée gigantesque.
Novembre Le soaring à 40, c’est super : on se frôle, on pose sur la voile du copain : tout ce que j’aime, quoi. C’est la saison du beau vol dynamique, avec parfois la bonne surprise de croiser une bulle qui monte momentanément 200m plus haut. La Toussaint, le jour des morts : très peu pour moi, merci. Je recommence à craindre de reculer en décollant avec les vents forts qu’il y a.
Décembre Il faut absolument que je tente un décollage à skis de mon site-falaise habituel. L’air froid des soarings est lisse et laminaire : le pied. Au coin du feu, c’est quand même bien plus chaud et moins humide. Retour de la neige sur les décos: on peut se faire très mal si on glisse en montant.